Sainte Thérèse de Lisieux

Sainte Thérèse de Lisieux, née à Alençon le 2 janvier 1873 et morte le 30 septembre 1897 à Lisieux. Elle est fêtée le 1 octobre.
Ses parents ont une foi très profonde. Très jeune, elle se sent appelée à se donner entièrement au Seigneur, et comme ses soeurs aînées, elle choisit le Carmel. C’est sa très grande sensibilité et sa vive impétuosité qui lui permettent de répondre avec tant d’ardeur à sa vocation: elle a l’audace de se rendre à Rome avec son père pour demander au pape Léon XIII une permission spéciale pour entrer au Carmel à 15 ans (permission qui lui at été refusée en France). Au Carmel, elle reçoit le nom de profession de Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face.
Totalement effacée et donnée aux autres, sa vie discrète ne présente rien d’extraordinaire. Sa supérieure lui demande de se charger de la formation des postulantes et des novices. Elle n’a alors que 21 ans. C’est à se moment là que se manifestent les premiers symptôme de sa tuberculose. À 22 ans, elle s’offre en victime d’amour à la miséricorde de Dieu pour le salut des hommes et entre dès lors dans une mystérieuse nuit spirituelle et une agonie physique, qui ne s’achèvera que le jour de sa mort, deux ans plus tard, en 1897.

Providentiellement, la Supérieure du Carmel avait demandé à Soeur Thérèse de l’Enfant-Jésus d’écrire l’histoire de son âme. Par cette autobiographie, on connaît << la voie >> qui l’a menée en peu de temps à son éminente sainteté: vivre dans la plus grande simplicité, se sanctifier par ses actions ordinaires, s’abandonner avec confiance entre les mains de Dieu.
Ce qui frappe le plus en regardant des photos d’elle, c’est son regard. Il est d’une pureté, d’une profondeur prodigieuses, car s’il est à ceux qu’elle regarde, il est d’abord à Celui pour qui elle vit et par qui elle nous trace la << petite voie >>, celle de la simplicité en toute chose pour l’Amour de Jésus-Christ.
Deux de ces photos retiennent notre particulière attention.
Celle où elle joue le rôle de Sainte Jeanne d’Arc dans la pièce qu’elle avait composée. << Jeanne d’arc me ravissait, a dit Sainte Thérèse; je sentais en mon coeur le désir et le courage de l’imiter; il me semblait que le Seigneur me destinait à de grandes choses. Je ne me trompais pas.>>
(Rappelons-nous que les deux Saintes patronnes secondaires de la France sont Jeanne d’Arc et elle-même!).
L’autre photo, est celle où elle présente sont bréviaire avec des images représentant l’Enfant Jésus et la Sainte Face.
D’abord, nous pensons à ce nom: Soeur Thérèse de l’Enfant Jésus ET de la Sainte Face, puis à la première Sainte de l’histoire chrétienne, Sainte Véronique, dont tout les chemins de croix rappellent le miracle dont elle a bénéficié.
Quelle filiation spirituelle pour notre petite Sainte, morte à 24 ans et éternellement jeune, maintenant et à jamais!!

Ma vocation, c’est l’amour
Y a-t-il une âme plus petite plus impuissante que la mienne?... Cependant, à cause même de ma faiblesse, tu t’es plu, Seigneur, à combler mes petits désirs enfantins, et tu veux aujourd’hui, combler d’autres désirs plus grands que l’univers...

À l’oraison, mes désirs me faisant souffrir un véritable martyre, j’ouvris les épîtres de saint Paul afin de chercher quelques réponses. Les chapitres XII et XIII de la première épître au corinthiens me tombèrent sous les yeux, j’y lus que les dons les plus parfait ne sont rien sans l’AMOUR... Que le Christ est la Voie Excellente qui conduit sûrement à Dieu. Enfin j’avais trouvé le repos. Le Christ me donnait la clé de ma vocation. Je compris que si l’Église avait un corps composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous, ne lui manquait pas. Je compris que l’Église avait un Coeur, et que ce Coeur était brûlant d’Amour. Je compris que l’Amour seul faisait agir les membres de l’Église, que si l’Amour venait à s’etteindre, les apôtres n’annonceraient plus l’Évangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang... Je compris que l’AMOUR renfermait toutes les vocations, que l’Amour était tout, qu’il embrassait tout les temps et tout les lieux... en un mot qu’il est éternel.
Alors, dans l’excès de ma joie délirante, je me suis écriée: Ô Jésus, mon Amour... ma vocation enfin je l’ai trouvée, ma vocation, c’est l’AMOUR!...
Oui, j’ai trouvé ma place dans l’Église et cette place, ô mon Dieu, c’est vous qui me l’avait donné... dans le coeur de l’Église ma Mère, je serais l’Amour... ainsi je serais tout...ainsi mon rêve sera réalisé!!! (Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus).

L’ouverture du procès ordinaire a eut lieu en 1910. Saint Pie X (19 mars 1914) avait dit à un évêque: << Soeur Thérèse de l’Enfant Jésus, la plus grande sainte des temps modernes >>. La soumission de Marc Sangnier, fondateur du Sillon, après la lecture de l’histoire d’un âme, impressionna beaucoup. << Il faut faire vite ce procès >>, dit-il. En 1915, c’est l’ouverture du procès apostolique. Le 29 avril 1923, c’est la béatification par Pie XI. Le 17 mai 1925, la canonisation à Rome. Le 14 décembre 1927, Pie XI la proclame patronne principale de toute les missions, à l’égal de Saint François-Xavier.

 

in 1600 Jeunes Saints et Jeunes Témoins
François Marie ALGOUD
La Cité Vivante


le Lys et la Croix